Tendinopathie

Les douleurs tendineuses sont fréquentes, lancinantes et complexes à se débarrasser car leurs causes sont difficilement identifiables. Leur apparition est en général due à la  sur-utilisation d’un muscle, qui entraîne une dégradation du tissu tendineux. On les rencontre le plus souvent dans le monde du travail (Troubles Musculo-Squelettiques) et dans le monde du sport, professionnel mais aussi amateur.
Les douleurs tendineuses sont nombreuses (tendinopathie de l’épaule, du coude) et il n’est pas prouvé qu’elles proviennent seulement d’une inflammation du tissu à proprement parlé. Par abus de langage, on emploie souvent le terme tendinite (sous-entendu inflammatoire) mais c’est le terme générique tendinopathie -ou maladie du tendon- qui correspond le mieux aujourd’hui à ce que nous savons. 
Une douleur précise au niveau d’une articulation n’est pas forcément une tendinopathie (il existe parfois une origine différente de l’endroit où la douleur s’exprime).
On peut avoir une névralgie par exemple (douleur sur le trajet d’un nerf), une douleur dans le bras peut avoir une origine cervicale, une douleur de genou peut être en fait la manifestation d’un trouble de la hanche, des douleurs lombaires peuvent avoir pour origine un trouble de la posture au niveau de la voûte plantaire etc. … Face à une douleur articulaire ou péri articulaire, il est donc important de consulter un spécialiste pour identifier l’origine de cette douleur. Il n’y a malheureusement pas de méthode miracle mais plutôt des méthodes adaptées à chaque cas.
Néanmoins, sans avoir de traitement infaillible, nous avons quelques principes qui s’avèrent aller souvent dans le bon sens.
On ne peut échapper à la prise en charge de la douleur infllammatoire en choississant des soins comme le cryothérapie (glace), prise d’anti-inflammatoires à la dose minimum efficace en cas de douleurs et les soins kinésithérapiques. Par ailleurs Olivier Rouillon, médecin de la fédération française de golf, apporte son regard sur la tendinopathie du coude chez le golfeur.
Le repos n’est d’ailleurs pas la solution pour « guérir » d’une tendinopathie. En effet, l’atrophie musculaire résultant du repos n’aide pas la reprise de l’exécution du mouvement douloureux. La mise en mouvement de l’articulation va maintenir une stimulation des tissus et permettre le retour au mouvement, sans contraintes. Des séances de kinésithérapies sont alors à préconiser pour prendre en charge le tendon affecté.
De plus, pour effectuer des mouvements de manière optimale, une bonne mobilité articulaire est nécessaire. Une articulation qui bouge moins oblige les articulations alentours à compenser ce déficit de mouvement en se mettant en action plus tôt ou plus longtemps. Cela augmente les possibilités de contracter des douleurs. L’ostéopathe peut identifier ces zones de moindre mobilité et permettre au corps de retrouver de l’efficacité en  libérant l’articulation douloureuse.
Quand l’origine vient d’une sur-sollicitation, il est nécessaire de  changer son comportement envers l’activité douloureuse : soit en retrouvant un équilibre de force musculaire pour gagner en efficacité, soit en changeant la position dans laquelle on effectue le geste, ou bien encore en l’adaptant.
Le corps possède une formidable capacité à s’adapter, mais nous devons  l’aider à aller dans la bonne direction, de manière active. Dans la famille des douleurs articulaires et musculaires, la solution passive est rarement la meilleure. On ne le répétera jamais assez mais le corps est fait pour être en mouvement.